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Accord de Riyad au Yémen: un aperçu | Nouvelles

Après des mois de tension qui ont souvent abouti à des conflits armés, les séparatistes du sud du Yémen ont annoncé qu'ils abandonneraient leurs aspirations à l'autonomie pour mettre en œuvre un accord de paix bloqué avec le gouvernement du président Abd-Rabbu Mansour Hadi.

Bien que des alliés nominaux dans une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite combattant les rebelles houthis, la rivalité entre les deux parties avait ouvert un nouveau front majeur dans le conflit aux multiples facettes au Yémen, dans ce que certains observateurs ont décrit comme une "guerre civile dans une guerre civile".

Les tensions ont culminé en avril avec le soi-disant Le Conseil de transition du Sud (CTS) rompt les rangs avec le gouvernement de Hadi et déclare unilatéralement «l'autonomie», une décision qui a déclenché de violents affrontements dans le sud du Yémen et dans l'archipel de Socotra.

Mercredi, le STC, soutenu par les Émirats arabes unis, a déclaré avoir annulé ses demandes d'autonomie et s'est engagé à mettre en œuvre un accord de partage du pouvoir qui avait été négocié par l'Arabie saoudite en novembre de l'année dernière mais qui n'a jamais été mis en œuvre.

Cela s'est produit des heures après que l'Arabie saoudite eut déclaré avoir proposé un plan pour «accélérer» la mise en œuvre de l'accord de Riyad, considéré comme une tentative du royaume de rétablir l'ordre dans la coalition et de réorienter l'attention vers l'objectif initial de vaincre les Houthis.

Ci-dessous, Al Jazeera examine certaines des principales caractéristiques de l'accord.

Politique

L'accord prévoit la formation d'un nouveau gouvernement technocratique ne comptant pas plus de 24 ministres.

Il dit que les postes du Cabinet doivent être répartis également entre les gens du Nord et ceux du Sud.

Les ministres, qui seront nommés par le président après consultation du Premier ministre, ne doivent pas avoir pris part ni incité leurs partisans à participer à des affrontements entre les deux parties.

Le Premier ministre nommera, après consultation, un gouverneur et directeur de la sécurité pour Aden, le siège provisoire du gouvernement internationalement reconnu après la prise de contrôle de la capitale du Yémen, Sanaa, en 2014 par les Houthis. Le même processus s'ensuivra pour les provinces méridionales d'Abyan et de Dhalea.

Toutes les recettes de l'État seront déposées à la banque centrale d'Aden.

Militaire

Les forces qui ont avancé vers Aden, Abyan et Shabwa, lieu d'affrontements meurtriers entre les forces gouvernementales et le STC, doivent retourner à leurs positions initiales dans le cadre de l'accord.

Ils seront remplacés par les forces de sécurité locales.

Les forces militaires et de sécurité stationnées à Aden seront également redéployées ailleurs sous la supervision et selon les délais fixés par la coalition.

La première brigade de protection présidentielle est exemptée des nouvelles mesures et continuera de protéger le palais présidentiel et ses environs. La même protection sera accordée aux dirigeants du CTS.

Sécurité

Les forces du CTS seront intégrées dans les ministères de l'Intérieur et de la Défense, qui seront ultimement sous l'autorité du gouvernement de Hadi.

Les forces militaires du gouvernement et du STC quitteront la province d'Aden dans les 30 jours, tandis que la sécurité à l'intérieur de la ville sera supervisée par l'Arabie saoudite.

Les forces de sécurité et de lutte contre le terrorisme à Aden seront réorganisées et renforcées avec des membres du STC et des rangs du gouvernement.

Enfin, le directeur de la sécurité du ministère de l'Intérieur mettra en place une force de défense qui sera chargée de protéger les infrastructures civiles vitales.

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