Catégories
Patrimoine et Culture

L'Iran dit avoir saisi un pétrolier sud-coréen alors que les tensions avec les États-Unis montent Le programme nucléaire iranien

Les médias iraniens ont rapporté lundi que la marine d’élite des gardiens de la révolution du pays avait saisi un navire sud-coréen «pour avoir pollué le golfe Persique avec des produits chimiques».

Un pétrolier battant pavillon sud-coréen, le MT Hankuk Chemi, semble avoir été saisi par l'Iran et se trouve maintenant dans les eaux territoriales iraniennes, ont annoncé lundi deux sociétés de sécurité maritime.

Les données satellites de MarineTraffic.com ont montré le MT Hankuk Chemi au large du port de Bandar Abbas lundi après-midi sans explication. Il avait voyagé de l'Arabie saoudite à Fujairah aux Émirats arabes unis. Les propriétaires du navire n’ont pas pu être contactés immédiatement pour commenter.

Pendant ce temps, l'Iran dit qu'il a recommencé à enrichir de l'uranium jusqu'à 20% de pureté, dans une violation significative de l'accord nucléaire de 2015, au milieu des tensions avec les États-Unis dans les dernières semaines de l'administration Trump.

Cette décision, dont l’Iran a fait part à l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU la semaine dernière, était l’une des nombreuses mentionnées dans une loi adoptée par le parlement iranien le mois dernier en réponse au meurtre du plus grand scientifique nucléaire du pays, que Téhéran a imputé à Israël.

L'Iran a commencé à violer l'accord en 2019 en représailles au retrait de Washington de l'accord et à la réimposition des sanctions américaines contre Téhéran. L'enrichissement a lieu sur le site de Fordow, qui a été construit à l'intérieur d'une montagne, apparemment pour la protéger des bombardements aériens. L'accord de 2015 n'y permet pas d'enrichissement.

Dimanche a marqué le premier anniversaire d'une frappe de drone américaine qui a tué le général Qassem Suleimani, et Washington s'est apparemment préparé à d'éventuelles représailles.

Après que les États-Unis aient intensifié leurs déploiements militaires et leur langage menaçant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, l’a accusé, le soir du Nouvel An, d’essayer de créer un «prétexte à la guerre».

Dimanche, les États-Unis ont annulé leur décision de ramener un porte-avions à la maison depuis le golfe Persique, le Pentagone affirmant qu'en raison des «récentes menaces» de l'Iran, l'USS Nimitz resterait en position.

L’objectif principal de l’accord sur le nucléaire iranien était de prolonger le temps nécessaire pour produire suffisamment de matières fissiles pour une bombe nucléaire, s’il le voulait, à au moins un an, passant d’environ deux à trois mois. Il a également levé les sanctions internationales contre Téhéran.

Les agences de renseignement américaines et l'Agence internationale de l'énergie atomique pensent que l'Iran avait un programme secret et coordonné d'armes nucléaires qu'il a interrompu en 2003. L'Iran nie en avoir jamais eu un.

Joe Biden, qui prend ses fonctions le 20 janvier, a indiqué que Washington rejoindrait le soi-disant plan d’action global commun visant à limiter le programme nucléaire iranien.

L'accord s'est effondré depuis que Donald Trump s'est retiré en mai 2018 et a imposé des sanctions économiques paralysantes à Téhéran.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *