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L'Iran échange Kylie Moore-Gilbert avec trois prisonniers détenus à l'étranger | moyen-Orient

Un radiodiffuseur d'État iranien montre des images de Moore-Gilbert entrant dans une camionnette et de trois Iraniens libérés accueillis chez eux.

Téhéran, Iran – L'Iran a échangé un universitaire australien britannique Kylie-Moore Gilbert avec trois Iraniens anonymes détenus à l'étranger, selon les médias d'État.

Des images diffusées mercredi par le radiodiffuseur d'État IRIB montrent Moore-Gilbert, emprisonné depuis plus de deux ans, entrant dans une camionnette.

Des images séparées montraient des célébrations éclatant alors que les Iraniens libérés, décrits comme des «commerçants», avaient été arrêtés «à l'extérieur du pays sur de fausses accusations» entrant dans une pièce remplie de monde. Le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi semblait faire partie des membres du parti d'accueil.

La prison pour femmes, située à l'extérieur de Téhéran, a été mise sur liste noire en vertu des sanctions des Nations Unies relatives aux droits humains [Télévision d'État iranienne via AP]

Un universitaire du Moyen-Orient formé à Cambridge, Moore-Gilbert a été arrêté en septembre 2018 dans la capitale iranienne, Téhéran, et condamné à 10 ans d'emprisonnement pour espionnage.

Le mois dernier, elle a été transférée de la prison pour femmes de Qarchak à la prison d’Evin à Téhéran, où les conditions seraient légèrement meilleures.

Cette décision est intervenue après que deux hauts fonctionnaires de la justice se sont rendus à Qarchak et auraient passé des heures à parler aux prisonniers de leurs conditions. La prison pour femmes, située à l'extérieur de Téhéran, a été inscrite sur la liste noire en vertu des sanctions des Nations Unies relatives aux droits de l'homme.

Selon l'IRIB, Moore-Gilbert, 33 ans, a été repérée par les agences de renseignement israéliennes qui l'ont formée pour une mission en Iran.

Elle n’aurait fait aucun mouvement lors d’un premier voyage dans le pays, mais aurait tenté d’obtenir «des informations économiques et militaires sur l’Iran» lors d’un deuxième voyage, après quoi elle a été arrêtée.

Moore-Gilbert aurait nié les accusations portées contre elle. Le gouvernement australien a également rejeté les allégations comme étant sans fondement.

Un universitaire du Moyen-Orient formé à Cambridge, Moore-Gilbert a été arrêté en septembre 2018 à Téhéran et condamné à 10 ans d'emprisonnement pour espionnage [Télévision d'État iranienne via AP]

La libération de Moore-Gilbert intervient moins de deux mois après que l’universitaire franco-iranien Fariba Adelkhah, emprisonnée en Iran depuis juin 2019 pour complot contre la sécurité nationale, a été temporairement libérée de prison.

Le Britannique iranien Nazanin Zaghari-Ratcliffe, arrêté en avril 2016 et condamné à cinq ans de prison après avoir été reconnu coupable de complot en vue de renverser l’établissement iranien, a également été temporairement libéré de prison fin mars.

Mardi, l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort il y a trois ans pour espionnage après avoir été arrêté en 2016, aurait appelé sa femme de prison pour l'informer qu'il pourrait être exécuté prochainement.

Cela a incité la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde à appeler son homologue iranien Mohammad Javad Zarif pour protester, une décision qui a été rejetée par l'Iran comme interférant avec les processus d'un «pouvoir judiciaire indépendant».

L'Iran ne reconnaît pas formellement le statut de double nationalité.

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